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Kisah Nasib (Fudail Ibn Ayad)

Le Jardinier et le Mort Quand la Mort vint à Bagdad
Jean Cocteau unknown author
French French

Un jeune jardinier persan dit à son prince :

“J’ai rencontré la Mort ce matin.
Elle m’a fait un geste de menace.
Sauve-moi! Je voudrais être par miracle,
à Ispahan ce soir.”

Le bon prince prête ses chevaux.
L’après-midi, ce prince rencontre la Mort.
“Pourquoi lui demande-t-il avez-vous fait ce matin,
à notre jardinier, un geste de menace?”

- “Je n’ai pas fait un geste de menace,” répond-elle,
“mais un geste de surprise.
Car je le voyais loin d’Ispahan ce matin
et je dois le prendre à Ispahan ce soir.”

Le disciple d’un soufi de Bagdad, assis dans un recoin d’une salle d’auberge, surprit la conversation de deux inconnus. Il comprit à les entendre que l’un d’eux était l’Ange de la Mort.

« J’ai plusieurs visites à faire dans cette ville au cours des trois prochaines semaines « , dit l’Ange à son compagnon.

Terrifié, le disciple se dissimula autant qu’il put et se tint coi jusqu’à leur départ.

Il appliqua alors toutes les ressources de son intelligence à résoudre ce problème : comment échapper à une possible visite de l’Ange de la Mort ? « Le mieux, se dit-il finalement, est de quitter Bagdad et d’aller me mettre à l’abri très loin d’ici. » Il loua le cheval le plus rapide qu’il put trouver et donna de l’éperon jour et nuit sur la longue route qui va de Bagdad à Samarcande.

Entre-temps l’Ange de la Mort avait rencontré le maître soufi. Ils parlèrent de différentes personnes.

« Au fait, dit l’Ange, où est ton disciple untel ?

- Il devrait se trouver quelque part dans Bagdad, dit le maître, sans doute dans un caravansérail : il consacre ses journées à la contemplation.

- Tiens ! c’est curieux, dit l’Ange, parce qu’il est sur ma liste. Regarde, voici son nom : je dois le prendre dans quatre semaines à Samarcande. »



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